Plusieurs semaines après le départ de Sébastien Migné, la FHF n’a toujours pas nommé de successeur avant le début de la Ligue des Nations Concacaf.

Le temps presse pour la Fédération Haïtienne de Football (FHF). Plus de deux semaines après la séparation à l’amiable avec Sébastien Migné, aucun successeur n’a encore été officiellement nommé à la tête des Grenadiers, alors que la sélection nationale doit déjà entamer sa campagne de Ligue des Nations Concacaf le 24 septembre prochain contre Trinité-et-Tobago, une compétition qui servira de voie de qualification vers la Gold Cup 2027.
Un calendrier qui ne laisse plus beaucoup de marge
Le tirage au sort du 23 juillet a placé Haïti dans un groupe relevé aux côtés du Costa Rica, de Trinité-et-Tobago, de Curaçao, du Nicaragua et de la République dominicaine, avec un premier match prévu dès le 24 septembre 2026. Or, à moins de deux mois de cette échéance, la FHF, administrée par le Comité de Normalisation depuis plusieurs années, n’a communiqué aucun nom ni aucun calendrier précis pour la nomination du prochain sélectionneur, laissant planer une incertitude sur la préparation de cette campagne pourtant cruciale pour la suite du projet sportif des Grenadiers.

Thierry Henry, une candidature qui fait déjà débat
Parmi les pistes évoquées ces dernières semaines, celle de Thierry Henry a suscité un vif débat au sein du football haïtien. Selon des informations rapportées début juillet, l’ancien international français aurait déposé sa candidature auprès de la FHF pour succéder à Sébastien Migné. Une piste qui divise déjà les observateurs, entre l’attrait d’un nom prestigieux capable d’apporter une visibilité internationale supplémentaire à la sélection, et les interrogations sur l’adéquation de son profil avec les besoins spécifiques d’une équipe encore en pleine construction, don’t la priorité reste la cohésion collective plus que la renommée individuelle du sélectionneur.
Aucune confirmation officielle n’est toutefois venue étayer cette candidature à ce jour, la FHF n’ayant communiqué ni sur l’avancement des discussions ni sur une liste de candidats plus large.

Le vrai enjeu : quel profil pour la suite ?
Au-delà des noms qui circulent, plusieurs analyses publiées ces derniers jours insistent sur l’importance du choix à venir, présenté comme l’un des plus déterminants de la décennie pour le football haïtien. Le prochain sélectionneur devra non seulement composer avec un groupe désormais rodé au très haut niveau après une participation mondiale historique, mais aussi instaurer rapidement une identité de jeu claire, en tenant compte des contraintes logistiques particulières propres à la sélection haïtienne, entre joueurs dispersés dans plusieurs championnats étrangers et rassemblements toujours compliqués à organiser.
Plusieurs observateurs pointent notamment l’école espagnole de formation d’entraîneurs, dont est notamment issu le sélectionneur champion du monde Luis de la Fuente, comme une source d’inspiration possible pour la FHF dans sa recherche d’un profil capable d’allier rigueur tactique et gestion humaine d’un vestiaire multiculturel.
Une décision attendue avec impatience
Avec un premier match de Ligue des Nations fixé au 24 septembre, la Fédération Haïtienne de Football dispose encore de quelques semaines pour trancher, mais chaque jour qui passe sans annonce officielle réduit le temps de préparation dont disposera le futur sélectionneur pour bâtir son groupe avant cette échéance déterminante pour la qualification à la Gold Cup 2027. Le suspense, lui, continue d’alimenter les discussions parmi les observateurs et les supporters du football haïtien.

