L’Angleterre a battu la France 6-4 dans un match complètement fou pour la troisième place du Mondial 2026. Triplé de Saka, doublé de Mbappé.

Il restera comme l’un des matchs les plus fous de l’histoire de la Coupe du Monde, et pourtant il ne s’agissait « que » d’une petite finale sans réel enjeu sportif. L’Angleterre a devancé la France (6-4) ce samedi 18 juillet au Stade de Miami, dans une rencontre à dix buts qui restera longtemps dans les mémoires, pour décrocher la médaille de bronze du Mondial 2026. Une première mi-temps cauchemardesque pour les Bleus, suivie d’une remontée spectaculaire mais insuffisante, a scellé le sort de cette rencontre au scénario complètement dingue.
Une entame de match catastrophique pour les Bleus
Tout avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices pour l’équipe de France, qui affrontait une sélection anglaise fraîchement éliminée par l’Argentine en demi-finale. Mais dès la 3e minute, Declan Rice a donné le ton d’une soirée cauchemardesque pour la défense tricolore, ouvrant le score d’une frappe enroulée depuis l’extérieur de la surface. Le milieu anglais s’est ensuite mué en passeur décisif quelques minutes plus tard, offrant à Ezri Konsa l’occasion d’inscrire de la tête le deuxième but anglais, sur un corner parfaitement exécuté.
La suite de la première période n’a rien arrangé pour des Bleus totalement pris de vitesse : Bukayo Saka, servi par une passe généreuse de Marcus Rashford, a d’abord poussé le ballon au fond des filets pour le 3-0, avant de doubler la mise juste avant la pause d’une finition brillante depuis l’entrée de la surface. Menée 4-0 à la mi-temps, l’équipe de Didier Deschamps rentrait aux vestiaires totalement sonnée, dans ce qui ressemblait déjà à une déroute sans appel.

La révolte française en seconde période
Ce qui s’est produit après la pause a transformé cette rencontre déséquilibrée en l’un des classiques instantanés de l’histoire du Mondial. Kylian Mbappé, intenable, a d’abord réduit l’écart dès la 48e minute, avant de servir Bradley Barcola pour le deuxième but tricolore six minutes plus tard. Les Bleus, portés par un stade progressivement retourné en leur faveur, ont continué de pousser, et Mbappé a inscrit un nouveau but à la 66e minute, ramenant la France à un but seulement des Anglais.
Ce doublé a permis au capitaine français de devenir, à titre provisoire, le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du Monde, un record qu’il partage désormais avec l’ambition de le voir consolidé ou dépassé lors de la finale du lendemain. Chacun de ses deux buts en seconde période a d’ailleurs été façonné par Michael Olise, dont les passes décisives lui ont permis d’établir le record du plus grand nombre d’offrandes pour un seul joueur lors d’une édition de la compétition depuis 1966.
Le coup de grâce signé Saka et Bellingham
Alors que la remontée française semblait totalement crédible, l’Angleterre a fait parler son réalisme dans le dernier quart d’heure. Bukayo Saka a complété son triplé personnel à la 87e minute, transformant un penalty accordé après une faute dans la surface anglaise, redonnant deux buts d’avance aux Three Lions. Ousmane Dembélé a bien tenté de relancer le suspense en toute fin de rencontre, réduisant l’écart dans le temps additionnel, mais Jude Bellingham a scellé définitivement le sort du match d’une dernière réalisation, portant le score final à 6-4 en faveur de l’Angleterre.
Un match qui restera dans les mémoires
Au-delà du simple résultat, cette rencontre a été saluée comme l’un des plus grands matchs de l’histoire des petites finales de Coupe du Monde, tant par le nombre de buts inscrits que par le scénario complètement improbable qui l’a caractérisée. Rarement une équipe menée 4-0 à la mi-temps n’était parvenue à revenir aussi près de l’égalisation dans un match de cette importance, et l’intensité offensive déployée par les deux équipes a offert un spectacle à la hauteur d’une grande finale, malgré l’absence d’enjeu sportif réel.
La dernière danse de Didier Deschamps
Cette défaite marque également la fin d’une ère pour le football français : ce match était le dernier dirigé par Didier Deschamps à la tête des Bleus, après quatorze années passées sur le banc, un record de longévité pour un sélectionneur français. Sacré champion du monde en 2018 et finaliste en 2022, Deschamps termine son long règne sur une désillusion sportive, mais avec un bilan collectif exceptionnel qui restera comme l’un des plus riches de l’histoire de la sélection tricolore. Ironie du sort, ce dernier match aura également permis à son capitaine emblématique, Kylian Mbappé, d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Mondial en devenant provisoirement le meilleur buteur de la compétition toutes éditions confondues.

L’Angleterre décroche sa meilleure performance depuis 1966
Pour l’Angleterre, cette troisième place constitue une performance historique, la meilleure réalisation des Three Lions en Coupe du Monde depuis leur sacre légendaire de 1966. Sous la direction de Thomas Tuchel, arrivé à la tête de la sélection en janvier, l’Angleterre confirme une progression continue tout au long du tournoi, entre solidité défensive en phase de groupes et débauche offensive lors de cette petite finale, portée notamment par un Bukayo Saka étincelant, auteur d’un triplé qui restera comme l’un des grands moments individuels de cette Coupe du Monde 2026.
Cette médaille de bronze, obtenue dans un match aussi spectaculaire, offre également une note positive pour clore la première grande compétition internationale de l’ère Tuchel à la tête de la sélection anglaise, un signal encourageant pour la suite du projet sportif engagé par la fédération anglaise.

Les hommes du match, entre records et regrets
Sur le plan individuel, cette rencontre restera marquée par la performance exceptionnelle de Bukayo Saka, auteur d’un triplé qui confirme son statut de nouvelle référence offensive du football anglais. Associé à Marcus Rashford et Jude Bellingham, également buteur en fin de match, l’ailier d’Arsenal a livré l’une de ses meilleures prestations sous le maillot des Three Lions, contribuant grandement à cette performance historique.
Côté français, malgré la défaite, Kylian Mbappé quitte cette Coupe du Monde des Etats-Unis, du Mexique et du Canada avec un statut renforcé de meilleur buteur de l’histoire de la compétition, une distinction qui pourrait toutefois être remise en cause dès le lendemain si Lionel Messi venait à inscrire suffisamment de buts lors de la grande finale face à l’Espagne. Michael Olise, de son côté, repart avec le record du plus grand nombre de passes décisives lors d’une seule édition du tournoi depuis 1966, une performance individuelle remarquable qui confirme l’éclosion complète de l’ailier français sur la scène internationale.

Une rivalité historique enrichie d’un nouveau chapitre
Les confrontations entre la France et l’Angleterre en Coupe du Monde restent relativement rares dans l’histoire du football, ce qui confère à cette petite finale une saveur particulière malgré l’absence d’enjeu sportif direct. Les deux nations, parmi les plus titrées d’Europe sur les dernières décennies, ont livré un match qui restera comme une référence en matière de spectacle offensif, loin des standards habituels, souvent plus prudents, des rencontres pour la troisième place, historiquement considérées comme des matchs de moindre intensité par les observateurs du football international.
Les réactions après un match hors normes
Ce scénario à dix buts a immédiatement suscité une vague de réactions enthousiastes sur les réseaux sociaux et dans la presse sportive internationale, plusieurs observateurs qualifiant cette rencontre de meilleur match de petite finale de l’histoire du Mondial. Du côté français, la performance de la seconde période, malgré la défaite, a été saluée comme une démonstration de caractère face à un scénario qui semblait pourtant totalement plié dès la pause. Du côté anglais, la soirée a surtout été marquée par la fierté de décrocher la meilleure performance mondiale des Three Lions depuis près de soixante ans, un motif de satisfaction majeur pour le début du mandat de Thomas Tuchel à la tête de la sélection.
Et maintenant, direction la grande finale
Le rideau n’est pas encore tombé sur ce Mondial 2026 : la grande finale opposera dès ce dimanche 19 juillet l’Espagne à l’Argentine au MetLife Stadium de New York, pour désigner le successeur de l’Argentine, sacrée championne du monde en titre depuis 2022. Un choc entre deux nations qui ont, tout au long de ce tournoi, confirmé leur statut de références incontestables du football mondial actuel.
Pour la France comme pour l’Angleterre, l’heure est désormais au bilan et à la préparation des prochaines échéances internationales, à commencer par les qualifications continentales à venir, dans un contexte de transition pour les deux sélections, entre le changement de sélectionneur annoncé côté français et la consolidation du projet Tuchel côté anglais.
Conclusion
Match sans enjeu sportif majeur sur le papier, cette petite finale entre la France et l’Angleterre restera pourtant comme l’un des grands moments de ce Mondial 2026, entre déroute initiale, remontée héroïque et coup de grâce final. Un symbole parfait de l’incertitude propre au football, où même une rencontre pour la troisième place peut se transformer en un spectacle aussi mémorable qu’une finale.

