Un arbitre de Ligue 1 visé par une réquisition de 18 mois de prison avec sursis pour violences conjugales

Jugé par le tribunal correctionnel de Nîmes pour des faits présumés de violences conjugales, l’arbitre de Ligue 1 Abdelatif Kherradji, qui conteste fermement les accusations, s’est vu réclamer une peine de 18 mois de prison avec sursis par la procureure. Le jugement sera rendu le 19 août.

Le monde de l’arbitrage français est actuellement suspendu à une décision de justice attendue le 19 août prochain. Abdelatif Kherradji, arbitre officiant en Ligue 1, a comparu ce vendredi 7 août devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour répondre de faits présumés de violences conjugales. À l’issue de l’audience, la procureure de la République a requis à son encontre une peine de 18 mois de prison avec sursis, assortie d’une exécution provisoire et d’une obligation de soins.

Des faits présumés remontant au printemps 2026

Selon les éléments rapportés par L’Équipe et plusieurs médias régionaux, les faits reprochés à l’arbitre, âgé de 40 ans, remonteraient à deux dates précises : le 13 mars 2026 à Caveirac, puis le 13 mai 2026 à Nîmes. C’est à la suite du second signalement que l’officiel a été placé sous contrôle judiciaire, le 15 mai dernier.

Il convient de rappeler qu’à ce stade de la procédure, il ne s’agit que d’une réquisition formulée par le ministère public à l’issue de l’audience : aucune décision de justice définitive n’a encore été rendue. Le tribunal correctionnel de Nîmes a mis l’affaire en délibéré, et le jugement sera prononcé le 19 août à 9 heures.

L’arbitre conteste fermement les accusations

Entendu lors de son audience, Abdelatif Kherradji a fermement contesté l’ensemble des accusations portées contre lui, affirmant traverser une épreuve particulièrement difficile depuis la révélation de cette affaire et dénonçant ce qu’il considère comme une profonde injustice à son égard. Sa défense s’articule notamment autour de la version selon laquelle ses actes visaient à se protéger dans un contexte de tensions avec son ex-compagne.

Conformément au principe de présomption d’innocence, ces éléments de défense doivent être pris en compte au même titre que les accusations portées à son encontre, tant que le tribunal n’a pas rendu sa décision.

Une carrière actuellement suspendue

Sur le plan professionnel, l’arbitre gardois, qui officiait dans l’élite du football français depuis deux saisons, se trouve actuellement en arrêt maladie jusqu’au 18 août. Il avait par ailleurs été entendu la semaine précédant son procès par la commission fédérale des arbitres, chargée de recueillir sa version des faits dans le cadre d’une procédure disciplinaire distincte de la procédure judiciaire, une démarche habituelle des instances sportives lorsqu’un de leurs officiels est visé par une procédure pénale.

Ce que prévoit la suite de la procédure

Le tribunal correctionnel de Nîmes rendra donc sa décision le 19 août prochain. D’ici là, aucune qualification définitive des faits ne peut être établie, la réquisition du parquet ne constituant qu’une proposition de peine soumise à l’appréciation souveraine des juges, qui peuvent tout aussi bien la suivre, l’alléger, l’aggraver, ou prononcer une relaxe.

Cette affaire, si elle devait se conclure par une condamnation, pourrait avoir des conséquences sur la poursuite de la carrière de l’arbitre au sein de l’élite du football français, les instances fédérales disposant de leurs propres mécanismes disciplinaires indépendants de la décision judiciaire.

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